Temps de travail hebdomadaire prolongé et risque cardiovasculaire

Source : Le Concours Médical.
Les horaires de travail prolongés sont depuis quelques années, considérés comme facteurs de risque professionnels de la survenue d’évènements cardiovasculaires. Sous l’égide de L’OMS et l’OIT, une revue systématique de la littérature a été assurée par un groupe d’un vingtaine de chercheurs, à partir des différentes bases de données existantes. Parmi plusieurs milliers d’articles, 22 études ont été sélectionnées, toutes récentes et de bonne qualité.

Association between unpredictable work schedules and depressive symptoms in Korea

Source : Safety and Health at Work, 30 janvier 2021.
Les horaires de travail irréguliers et imprévisibles sont devenus plus courants dans la plupart des sociétés. L’objectif de cette étude était d’examiner le lien entre les horaires de travail imprévisibles et les symptômes de dépression en Corée.

Compliance with Recommendations on Work Schedule for Shift Nurses in South Korea

Source : Safety and Health at Work, 27 janvier 2021.
Il a été rapporté qu’un horaire de travail par quarts bien conçu a un effet positif sur l’amélioration des problèmes de santé liés au travail par quarts. Cette étude visait à déterminer la conformité aux 17 recommandations sur les horaires de travail des infirmières et des infirmiers travaillant par quarts et les facteurs connexes.

Evaluer les facteurs de risques psychosociaux : l’outil RPS-DU

Source : INRS
Cette brochure porte sur la démarche d’évaluation des risques psychosociaux (RPS) en entreprise, en vue de leur intégration dans le document unique d’évaluation des risques professionnels et de la mise en place de mesures de prévention. Elle décrit les différentes étapes de cette démarche, en répondant aux questions les plus courantes sur le sujet. Elle contient une grille d’évaluation des principaux facteurs de RPS (l’outil RPS-DU), un tableau de synthèse et livre des exemples de pistes d’action dans un tableau de suivi des actions de prévention.

How to schedule night shift work in order to reduce health and safety risks

Source : Scandinavian Journal of Work, Environment & Health, 2020.
Cet article fournit des recommandations, basées sur des connaissances scientifiques, relatives à la planification des horaires pour le travail posté de nuit afin de réduire les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Ces suggestions portent sur le nombre de quarts de nuit par unité de temps, les quarts de nuit consécutifs et permanents, les intervalles entre les quarts, la direction de la rotation et la durée d’un quart de travail.

Effect of long work hours and shift work on high-sensitivity C-reactive protein levels among Korean workers

Source : Scandinavian Journal of Work, Environment & Health.
Cette étude visait à étudier l’association entre l’inflammation de bas grade, indiquée par le niveau de protéine C-réactive de haute sensibilité (hsCRP), et les facteurs organisationnels, tels que les heures de travail et le travail posté. L’étude n’a trouvé aucune association significative entre le travail posté et le niveau de hsCRP. Les longues heures de travail étaient liées aux processus inflammatoires de bas niveau, mais seulement chez les travailleurs d’âge moyen. Un effet d’interaction entre les longues heures de travail et le travail posté a été constaté pour l’augmentation de la hsCRP, en particulier chez les femmes d’âge moyen.

Effets sur la santé des horaires longs de travail : revue de la littérature

Source : Références en santé au travail.
La pratique des organisations en horaires atypiques au travail est de plus en plus habituelle, en particulier les horaires longs, fréquents, qui seraient à l’origine d’effets propres sur la santé. Une revue bibliographique a recensé les articles traitant des effets spécifiques de ces horaires longs, en dehors des autres effets pouvant être liés à l’exposition au travail de nuit.

Examining the interplay of micro-break durations and activities for employee recovery: A mixed-methods investigation.

Source : Journal of Occupational Health Psychology.
Dans le cadre de cette étude, nous avons d’abord mené des entretiens auprès de 16 travailleurs postés afin d’élaborer des questions de recherche sur l’impact des micropauses sur les ressources psychologiques et les expériences de rétablissement. Nous avons ensuite réalisé une expérience randomisée avec un échantillon d’étudiants de premier cycle (n = 232) pour tester l’impact de la durée des micropauses et des activités sur la récupération de l’énergie et l’attention. Les résultats montrent que certaines conditions de micropauses, mais pas toutes, peuvent aider les employés à retrouver leur niveau de ressources psychologiques de base après une micropause. Dans l’ensemble, cette expérience fournit des niveaux plus solides d’inférence causale sur le processus de récupération et présente de nouvelles idées sur la façon dont la durée des micropauses influence le bien-être par le biais de la récupération des ressources psychologiques.

Should public safety shift workers be allowed to nap while on duty?

Source : American Journal of Industrial Medicine.
La fatigue et le manque de sommeil chez le personnel de la sécurité publique sont des menaces pour le bien-être, la sécurité publique et personnelle, et le maintien de la main-d’œuvre. Les stratégies de sieste peuvent réduire la fatigue liée au travail, améliorer la sécurité et la santé, mais dans certains organismes de sécurité publique, elles sont découragées ou interdites. Le but de ce commentaire est de définir la sieste au sein d’un quart de travail, de résumer les arguments pour et contre, et d’exposer les applications potentielles de cette importante stratégie de réduction de la fatigue, étayées par des preuves. Nous concentrons notre discussion sur les services médicaux d’urgence (SMU), un élément clé du système de sécurité publique, qui comprend la police, les pompiers et les SMU. Le personnel des services médicaux d’urgence peut bénéficier de siestes en cours de service en raison du recours fréquent à des quarts de travail de longue durée, d’une forte prévalence de personnel occupant plusieurs emplois et de preuves montrant que plus de la moitié du personnel des services médicaux d’urgence fait état d’une fatigue importante, d’un sommeil de mauvaise qualité, d’une récupération insuffisante entre les quarts de travail et d’une somnolence diurne excessive. Les avantages de la sieste intra-équipe comprennent une diminution de la somnolence et de la fatigue, une meilleure récupération entre les équipes, une diminution de l’anxiété et une réduction du sentiment d’épuisement professionnel. La sieste intra-équipe atténue également les altérations de la pression artérielle des cliniciens associées à un sommeil perturbé et au travail en équipe. Les conséquences négatives de la sieste comprennent la perception négative du public, les déficits de performance aigus dus à l’inertie du sommeil, et les coûts potentiels associés à une performance réduite. Bien qu’il existe des arguments valables contre les siestes en cours de travail, nous pensons que les preuves scientifiques disponibles les favorisent en tant qu’élément clé de l’atténuation de la fatigue et du bien-être au travail. Nous pensons en outre que ces arguments s’étendent au-delà du SME à tous les secteurs de la sécurité publique.