Carcinogenicity of night shift work

Source : The Lancet Oncology.
Un groupe de travail composé de 27 experts internationaux indépendants de 16 pays a évalué la cancérogénicité du travail posté de nuit. Une synthèse des résultats, qui seront disponibles prochainement dans le volume 124 des monographies du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), a été publiée dans la revue The Lancet Oncology. Rappelons que le travail posté comportant des perturbations circadiennes avait déjà été évalué par le CIRC en 2007. Cette réévaluation, qui était nécessaire en raison de nouvelles études épidémiologiques, porte sur la notion du « travail posté de nuit » pour mieux décrire les circonstances d’exposition et refléter les principales données probantes des études sur le cancer chez l’humain. Les experts ont classé le travail posté de nuit comme probablement cancérogène pour l’homme (groupe 2A) sur la base de preuves limitées de cancer chez l’humain, de preuves suffisantes du cancer chez les animaux de laboratoire et de solides preuves mécanistes chez les animaux de laboratoire.

Night work and postpartum depression: a national register-based cohort study

Source : Scandinavian Journal of Work, Environment & Health.
Cette étude de cohorte à l’échelle nationale, basée sur un registre des travailleurs de tous les hôpitaux publics danois, visait à étudier l’association entre le travail de nuit pendant la grossesse et le risque de dépression post-partum grave (DPP). Dans l’ensemble, les résultats n’appuient pas le travail de nuit pendant la grossesse comme facteur de risque de DPP grave chez le personnel hospitalier. Cependant, le risque de DPP a doublé chez les femmes qui ont cessé de travailler de nuit après le premier trimestre de grossesse.

Shedding Light on the Association between Night Work and Breast Cancer

Source : Annals of Work Exposures and Health.
Le travail par quarts qui entraîne une perturbation du rythme circadien est classé comme cancérogène probable, bien que des données épidémiologiques récentes ne soient pas cohérentes. Parmi les mécanismes postulés pour expliquer une association entre le travail de nuit et le cancer du sein féminin, le plus probable est la suppression de l’hormone mélatonine par exposition à la lumière la nuit. Plusieurs articles récents suggèrent que les niveaux d’éclairage nocturne ne sont pas toujours suffisants pour affecter la production de mélatonine, ce qui pourrait expliquer en partie les incohérences dans les données épidémiologiques.

The impact of night shift work on breast cancer: Results from the Burden of Occupational Cancer in Canada Study

Source : American Journal of Industrial Medicine.
Cette étude estime la proportion et le nombre de cas de cancer du sein chez les femmes au Canada attribuables au travail de nuit. En calculant et en enlevant les fractions attribuables à la population (FAP) chez les Canadiennes qui ont déjà travaillé de nuit ou en rotation de 1961 à 2000, les auteurs ont obtenu le nombre de cas attribuables. Entre 470 et 1200 cas de cancer du sein en 2011 étaient probablement attribuables au travail par quarts, dont 38 % auraient été diagnostiqués chez des femmes occupant des emplois liés à la santé.

Le risque de cancer du sein chez les travailleuses de nuit : état des connaissances

Source : Références en santé au travail.
L’exposition professionnelle au travail de nuit, fixe ou posté, entraînant des perturbations de l’horloge biologique et des rythmes circadiens, a été associée dans plusieurs études à un risque accru de cancer du sein chez les femmes.

Mieux vivre le travail de nuit : outil interactif en ligne

Source : Mieux vivre le travail de nuit
Un nouvel outil en ligne gratuit destiné aux travailleurs de nuit les aidera à mieux gérer leur sommeil. Composé de quatre modules que l’usager peut parcourir à son rythme, l’outil permet d’évaluer l’effet du travail de nuit sur la personne, connaître son cycle de sommeil, identifier les obstacles et choisir ses stratégies pour Mieux vivre le travail de nuit.

Night-time work and all-cause mortality in the general working population of Denmark

Source : International Archives of Occupational and Environmental Health.
Une étude récente menée auprès de femmes infirmières au Danemark a révélé une mortalité accrue chez les travailleurs de nuit, ce qui a suscité des inquiétudes quant au caractère suffisant de la directive de l’UE sur le temps de travail. La présente étude visait à examiner la relation entre le travail de nuit et la mortalité toutes causes confondues chez les employés à temps plein de l’ensemble de la population active du Danemark.

Long working hours are inversely related to sick leave in the following 3 months: a 4-year registry study

Source : International Archives of Occupational and Environmental Health.
L’objectif principal de la présente étude était de déterminer si l’exposition à de longues heures de travail était liée à des congés de maladie ultérieurs dans un échantillon d’infirmières. Les résultats ont montré qu’être exposé à un nombre plus élevé de longues périodes de travail (≥ 12 h) au cours d’une période de trois mois était associé à une réduction significative du nombre total de jours et d’épisodes de congé de maladie au cours des trois mois suivants. L’exposition aux équipes de nuit et de nuit a été contrôlée dans les analyses. Les résultats concernant ces variables ont montré que l’exposition aux quarts de nuit n’était pas liée aux congés de maladie au cours des trois mois suivants, tandis que l’exposition aux quarts de soirée était associée à un nombre total plus élevé de jours et de périodes de congés de maladie au cours des trois mois suivants.