Quand les chimiothérapies menacent les soignants

Source : Santé & travail.
Les médicaments anticancéreux présentent des risques toxiques pour le personnel hospitalier. Comme ceux-ci sont méconnus, la prévention est loin d’être à la hauteur. Une situation inquiétante alors que le nombre de cancers, et donc de traitements, augmente.

Occupational exposure assessment in professionals who manipulate and administer antineoplastic drugs in a university hospital in Southern Brazil

Source : Journal of Oncology Pharmacy Practice, 3/18/2021.
Notre objectif était de démontrer les effets de l’exposition professionnelle aux médicaments antinéoplasiques sur les paramètres du stress oxydatif et les dommages à l’ADN chez les professionnels de la santé qui manipulent et administrent les médicaments antinéoplasiques dans un hôpital universitaire du sud du Brésil. Cette étude cas-témoins a montré que malgré l’utilisation correcte des EPI, les professionnels exposés professionnellement aux médicaments antinéoplasiques étaient plus sensibles au stress oxydatif que ceux non exposés. L’évaluation des paramètres étudiés est particulièrement importante pour la définition des conduites et des pratiques dans le domaine, toujours dans le but de garantir l’établissement d’une politique rationnelle de protection de la santé des travailleurs.

Hazardous Drug Contamination: Presence of Bathroom Contamination in an Ambulatory Cancer Center

Source : Clinical Journal of Oncology Nursing.
Contexte : De nombreux médicaments dangereux (MD) sont excrétés dans l’urine et les fèces, et des preuves ont montré que les salles de bain des patients recevant une chimiothérapie à domicile sont contaminées par des MD. Cependant, il existe peu d’informations sur la contamination des salles de bain dans les cliniques ambulatoires où des médicaments dangereux sont administrés. Objectifs : Ce projet visait à déterminer la présence de résidus de HD dans les salles de bains des patients et du personnel d’un centre ambulatoire de cancérologie.

Produits radioactifs, traitements toxiques : quand celles qui soignent le cancer tombent elles-même malades

Source : Basta !.
Le comble : des soignantes en cancérologie développent elles-mêmes la maladie du fait de l’absence de précautions autour des traitements anti-cancéreux pendant des années. Une enquête exclusive de Basta ! avec le magazine Santé & Travail.

Cancers des soignants : vers un scandale sanitaire ?

Source : Santé & travail.
C’est un paradoxe : les chimiothérapies pour traiter le cancer contiennent des substances cancérogènes. Elles ont été manipulées pendant des années sans aucune précaution. A Rennes, quatre soignantes sont déterminées à faire reconnaître leur cancer professionnel. Notre enquête menée avec le site d’info Basta!

Consensus Recommendations for the Safe Handling of Cytotoxic Agents in Cytotoxic Academic Research Laboratories (CARL)

Source : Journal of Oncology Pharmacy Practice: Official Publication of the International Society of Oncology Pharmacy Practitioners.
Les agents cytotoxiques, également appelés agents antinéoplasiques, sont utilisés dans le traitement du cancer en raison de leur activité inhérente d’inhibition de la croissance ou de la prolifération cellulaire, ou de la synthèse de l’ADN, de l’ARN et des protéines. Ils sont donc dangereux par nature, de manière non sélective, et entraînent une perturbation de la croissance et de la fonction des cellules, tant saines que malades, des patients traités. Si les avantages de l’administration d’agents cytotoxiques peuvent l’emporter sur les risques encourus par les patients, il n’en va pas de même pour les professionnels de santé exposés qui participent au transport, à la préparation, à l’administration et à l’élimination des déchets de ces agents. Les présentes recommandations ont donc été formulées par les membres d’un groupe de travail composé d’experts en la matière, représentant des milieux universitaires, cliniques et de recherche, dans le but de promouvoir une manipulation sûre des agents cytotoxiques dans les institutions universitaires. Le document décrit la trajectoire des agents cytotoxiques étudiés dans les laboratoires de recherche universitaires et fournit des recommandations sur la livraison, le stockage, l’utilisation et l’élimination des agents cytotoxiques dans les milieux universitaires.

Surface contamination with nine antineoplastic drugs in 109 canadian centers; 10 years of a monitoring program

Source : Journal of Oncology Pharmacy Practice.
L’exposition des travailleurs de la santé aux médicaments antinéoplasiques peut entraîner des effets néfastes sur la santé. Les directives encouragent la manipulation sûre des médicaments antinéoplasiques, mais aucune limite d’exposition sûre n’a été déterminée. Un échantillonnage de surface régulier contribue à assurer la sécurité des travailleurs.

Evaluation of Genetic Damage in Persons Occupationally Exposed to Antineoplastic Drugs in Serbian Hospitals

Source : Annals of Work Exposures and Health.
Bien qu’utiles dans le traitement des cellules malignes, les médicaments antinéoplasiques (ANPD), en tant qu’agents chimiques génotoxiques, peuvent interférer avec la physiologie cellulaire normale, causant des dommages génétiques et des effets défavorables sur la santé, en particulier chez les personnes exposées dans le cadre professionnel.

Evaluation of decontamination efficacy of four antineoplastics (ifosfamide, 5-fluorouracil, irinotecan, and methotrexate) after deliberate contamination

Source : Journal of Occupational and Environmental Hygiene.
L’objectif principal était de déterminer l’efficacité de la décontamination de l’ammonium quaternaire, de l’hypochlorite de sodium à 0,1% et de l’eau après une contamination délibérée par quatre antinéoplasiques (ifosfamide, 5-fluorouracile, irinotécan, méthotrexate).

Threat and sustainable technological solution for antineoplastic drugs pollution: Review on a persisting global issue

Source : Chemosphere.
Au cours des 20 dernières années, les rejets de produits pharmaceutiques et leur présence dans le milieu aquatique n’ont cessé d’augmenter, ce qui a suscité de graves préoccupations en matière de santé publique et d’environnement. Les médicaments antinéoplasiques sont utilisés en chimiothérapie, en grandes quantités dans le monde entier, pour le traitement des cas de cancer en augmentation constante. Les médicaments antinéoplasiques contaminent également les sources d’eau et ont des effets mutagènes, cytostatiques et éco-toxicologiques sur les micro-organismes présents dans l’environnement aquatique ainsi que sur la santé humaine. En raison de la nature récalcitrante des médicaments antinéoplasiques, les procédés de traitement des eaux usées couramment utilisés ne sont pas en mesure d’éliminer ces médicaments. À l’échelle mondiale, divers médicaments anticancéreux sont consommés par les patients ambulatoires pendant la chimiothérapie dans les hôpitaux et les foyers. Ces agents anticancéreux pénètrent dans les masses d’eau sous leur forme originale ou sous forme de métabolites par l’intermédiaire des urines et des fèces des patients ambulatoires ou des patients hospitalisés. En raison de leur grande solubilité dans les lipides, les médicaments antinéoplasiques s’accumulent dans les tissus adipeux des organismes. Ces médicaments entrent dans la chaîne alimentaire et ont des effets néfastes sur la santé humaine en raison de leurs propriétés cytotoxiques et génotoxiques. L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (US-EPA) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont élaboré de nouvelles réglementations pour la gestion des produits pharmaceutiques dangereux dans l’environnement aquatique. Dans ce document, le rôle des agents antinéoplasiques en tant que nouveaux contaminants de l’eau, leur transfert à travers la chaîne alimentaire, leurs propriétés et effets écotoxicologiques, les solutions technologiques et les aspects de gestion ont été passés en revue.