L’inconfort thermique et la COVID-19

Source : Objectif prévention, novembre 2020.
Le nombre de vagues de chaleur augmente d’année en année. On parle de chaleur accablante pour la population générale. En milieu de travail, il est question d’inconfort thermique ou de contrainte thermique. Dans le secteur de la santé et des services sociaux, il existe des situations de travail plus marquées par des températures élevées. Comment s’y pré­parer ?

Travailler dans des ambiances thermiques chaudes ou froides : Quelle prévention? [Dossier]

Source : Hygiène et sécurité au travail.
De nombreux métiers obligent les salariés à évoluer dans des environnements marqués par des températures contraignantes, froides ou chaudes. Le froid intense, comme la forte chaleur, entraînent des impacts plus ou moins marqués sur l’état de santé, et des mesures de prévention sont indispensables dans ces situations de contrainte thermique. Ce dossier présente successivement les mécanismes physiologiques qui régissent l’équilibre thermique du corps humain, les effets sur la santé résultant d’expositions au froid ou à la chaleur, les méthodes disponibles pour évaluer les risques par la métrologie ou les mesures physiologiques, les actions de prévention à mettre en œuvre, et les dispositions réglementaires correspondant à ces situations. Articles du dossier : 1) Physiologie des échanges thermiques du corps humain; 2) Trop chaud ou trop froid, quels effets sur la santé?; 3) Chaud, froid : comment évaluer le risque?; 4) Mesures physiologiques etdonnées subjectives pour l’évaluation des risques; 5) Prévention : des solutions; 6) Ambiances thermiques : que prévoit la réglementation?

Heat Stress Imposed by PPE Worn in Hot and Humid Environments

Source : NIOSH Science Blog
Un blog récent a abordé l’utilisation prolongée d’un respirateur et la charge physiologique potentielle qui pourrait résulter de l’accumulation de CO2 dans le masque du respirateur. Le stress thermique est un autre facteur de stress potentiel que les travailleurs de la santé (HCW) qui utilisent des équipements de protection individuelle (PPE) et leurs employeurs devraient connaître afin de reconnaître les signes et d’être préparés en sachant comment alléger la charge.

Clinical Issues—May 2020

Source : AORN Journal.
Utilisation de l’analyse des modes de défaillance et de leurs effets pour améliorer l’approvisionnement en implants de commande spéciale — Stress thermique chez le personnel périopératoire — Prévention de la thromboembolie veineuse chez les patients ayant subi une chirurgie bariatrique — Désinfection des chariots de cas à l’aide de systèmes de lumière ultraviolette

Occupational Heat Stress, Thermal Comfort, and Cognitive Performance in the OR: An Integrative Review

Source : AORN Journal.
La chaleur peut provoquer une réaction de stress chez le personnel périopératoire qui porte des blouses chirurgicales protectrices imperméables pouvant emprisonner la chaleur corporelle. Les réponses à la chaleur peuvent inclure des changements dans les fonctions cognitives, qui peuvent affecter les performances pendant les opérations et autres procédures invasives. Cette analyse documentaire intégrative a cherché à identifier les articles de recherche étudiant les associations entre le stress thermique professionnel, le confort thermique et les performances cognitives. L’analyse a révélé qu’il y a peu de recherches sur ce sujet ; cependant, les articles qui ont évalué les performances cognitives sous stress thermique pour les travailleurs de fonderie (n = 70), les cyclistes (n = 10) et les participants non formés dans des environnements simulés (n = 32) ont montré que la chaleur peut avoir des effets négatifs sur la cognition en affectant la mémoire, le temps de réaction et les capacités motrices complexes. La question de savoir si la chaleur affecte les performances cognitives du personnel périopératoire est un sujet important pour les recherches futures.

Factors Affecting the Thermal Comfort of Perioperative Personnel in the OR

Source : AORN Journal.
Le confort thermique est une composante importante de tout cadre de travail et peut être difficile à atteindre dans l’environnement complexe d’une salle d’opération. Cette étude descriptive comparative a cherché à identifier les facteurs affectant le confort thermique du personnel périopératoire en salle d’opération (N = 68). Les chercheurs ont utilisé l’échelle de sensibilité thermique de l’American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers et des enquêtes élaborées par les chercheurs pour recueillir des données. Le niveau moyen de confort thermique rapporté était de -0,44 (écart-type 1,3), ce qui est conforme aux paramètres acceptables. Les facteurs affectant le confort thermique étaient le sexe, le rôle professionnel et le port de vêtements supplémentaires. En outre, les participants qui se sont plaints de la température ou de la ventilation étaient moins susceptibles de déclarer des niveaux de confort thermique dans la fourchette normale. Les responsables des établissements de soins de santé doivent tenir compte des besoins de confort du personnel périopératoire lorsqu’ils prennent des décisions d’achat de systèmes de ventilation et de vêtements chirurgicaux ; cependant, ils doivent également prendre en considération d’autres facteurs (par exemple, le confort du chirurgien, la perméabilité des vêtements de protection au sang et aux autres fluides corporels).

The Effects of Indoor Ambient Temperature at Work on Physiological Adaptation in Night Shift Nurses

Source : Journal of Nursing Management.
Cette étude a examiné les effets de la température ambiante intérieure sur le confort thermique, la tolérance au travail de nuit (fatigue, somnolence et adaptation nocturne) et la mélatonine urinaire chez les infirmières de nuit. Contexte Le travail de nuit induit un stress physique et mental. Le travail de nuit et la température ambiante sont associés à la performance au travail. L’environnement de travail doit être amélioré pour que le travail de nuit soit réussi. Cependant, les effets de la température ambiante intérieure sur les infirmières de nuit ne sont pas clairs. Méthodes Dans cette étude croisée, 20 participants ont été divisés en deux groupes de 10 et ont été affectés à l’un des deux environnements thermocontrôlés (23°C vs. 26℃) pendant deux quarts de nuit consécutifs. Le vote de la sensation thermique et d’humidité, la tolérance au travail de nuit, la température du corps et la mélatonine urinaire ont été évalués. Résultats Il y avait des différences significatives entre les deux groupes en ce qui concerne le vote de la sensation thermique et la température corporelle. Il n’y a pas eu de différences significatives dans le vote de la sensation d’humidité ou la tolérance au travail de nuit. Les niveaux de mélatonine urinaire ont diminué de manière significative au cours de la deuxième équipe de nuit à 23°C. Conclusion Une température compensée de 23°C peut exercer un effet positif sur l’adaptation au travail de nuit. Implications pour la gestion des soins infirmiers Les infirmières et les responsables des soins infirmiers devraient évaluer leur confort thermique pendant les quarts de nuit, et un meilleur confort thermique devrait être offert aux infirmières.

The Effects of Indoor Ambient Temperature at Work on Physiological Adaptation in Night Shift Nurses

Source : Journal of Nursing Management.
Cette étude a examiné les effets de la température ambiante intérieure sur le confort thermique, la tolérance au travail de nuit (fatigue, somnolence et adaptation nocturne) et la mélatonine urinaire chez les infirmières de nuit. Contexte Le travail de nuit induit un stress physique et mental. Le travail de nuit et la température ambiante sont associés à la performance au travail. L’environnement de travail doit être amélioré pour que le travail de nuit soit réussi. Cependant, les effets de la température ambiante intérieure sur les infirmières de nuit ne sont pas clairs. Méthodes Dans cette étude croisée, 20 participants ont été divisés en deux groupes de 10 et ont été affectés à l’un des deux environnements thermocontrôlés (23°C vs. 26℃) pendant deux quarts de nuit consécutifs. Le vote de la sensation thermique et d’humidité, la tolérance au travail de nuit, la température du corps et la mélatonine urinaire ont été évalués. Résultats Il y avait des différences significatives entre les deux groupes en ce qui concerne le vote de la sensation thermique et la température corporelle. Il n’y a pas eu de différences significatives dans le vote de la sensation d’humidité ou la tolérance au travail de nuit. Les niveaux de mélatonine urinaire ont diminué de manière significative au cours de la deuxième équipe de nuit à 23°C. Conclusion Une température compensée de 23°C peut exercer un effet positif sur l’adaptation au travail de nuit. Implications pour la gestion des soins infirmiers Les infirmières et les responsables des soins infirmiers devraient évaluer leur confort thermique pendant les quarts de nuit, et un meilleur confort thermique devrait être offert aux infirmières.