COVID-19 et santé mentale

Source : FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec)
Cette page offre tout d’abord deux ressources de l’ASSTSAS pour aider les professionnelles en soins à affronter des comportements difficiles à gérer dans le cadre de la pandémie de Covid-19. D’autre part, la page décrit les défis auxquels font face les professionnels pendant la pandémie, les réactions possibles en situation de stress intense, et offre des stratégies pour prendre soin de soi durant la crise du coronavirus.

Violence against healthcare workers and other serious responses to medical disputes in China: surveys of patients at 12 public hospitals

Source : BMC Health Services Research.
La violence sur le lieu de travail à l’encontre des travailleurs de la santé est un problème mondial en augmentation, les travailleurs de la santé chinois étant confrontés à des défis croissants en matière de violence hospitalière. Les attaques contre le personnel médical ont augmenté ces dernières années sans qu’aucune solution claire ne soit apportée. Les recherches antérieures se sont concentrées sur les politiques visant à améliorer la relation médecin-patient et à mieux protéger les cliniciens, mais peu d’études ont abordé la perspective du patient. Ce document examine les choix des patients lorsqu’ils sont confrontés à un conflit médical et identifie les groupes qui sont plus susceptibles de réagir au conflit par la violence ou d’autres actions graves.

Agression et violence externe. Pandémie : agression et violence envers les salariés

Source : INRS Santé et sécurité au travail
Dans la situation de crise liée au COVID-19, travailler en contact avec le public expose les salariés à des risques accrus de violence et d’agression. Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour prévenir ces risques professionnels.

COVID-19 – Soins agréables et sécuritaires

Source : ASSTSAS
Dans le contexte actuel de la pandémie, les résidents des milieux d’hébergement et de soins de longue durée constituent une population à risque de complications et de mortalité. Des mesures ont été mises en place afin de réduire au maximum les risques d’introduction et de transmission du virus. Ces mesures pour freiner la propagation du virus peuvent toutefois occasionner des risques pour le personnel soignant. Pour prendre soin de vous et des résidents, l’ASSTSAS vous propose un aide-mémoire pour vous rappeler des gestes et des attitudes clés pour établir une relation et favoriser des soins agréables et sécuritaires.

Programme de prévention de la violence provenant de la clientèle

Source : ASSTSAS
Pour protéger les travailleurs lors de manifestations de violence de la part de la clientèle, la formation, à elle seule, n’est pas suffisante. Des stratégies de prévention, d’intervention et de consolidation sont nécessaires à la sécurité. Dans leur conférence, les conseillères en SST présentent les éléments d’un programme de prévention de la violence et la démarche à suivre pour le mettre en œuvre efficacement.

Workplace Violence Outside the Hospital Setting

Source : AJN The American Journal of Nursing.
De nombreuses infirmières qui exercent dans un cadre non hospitalier [comme les soins à domicile, les écoles, les établissements pénitentiaires, les camionnettes médicales mobiles ou la médecine légale] sont vulnérables à des risques qui sont souvent négligés ou sous-estimés. Les risques de violence sur le lieu de travail ne sont pas les mêmes d’un environnement à l’autre, et les conversations sur la protection des infirmières devraient être plus ouvertes.

Workplace bullying, mental distress, and sickness absence: the protective role of social support

Source : International Archives of Occupational and Environmental Health.
Cette étude a examiné les effets protecteurs du soutien social apporté par le superviseur, les collègues et les personnes extérieures au travail sur les associations entre le harcèlement sur le lieu de travail, la détresse mentale et l’absence de maladie certifiée par un médecin. Nous avons émis l’hypothèse que le soutien social modérait l’association directe entre les brimades sur le lieu de travail et la détresse mentale ainsi que l’association indirecte entre les brimades et l’absence de maladie par la détresse mentale. Nous avons également émis l’hypothèse que les effets protecteurs du soutien social étaient plus forts chez les femmes que chez les hommes.

Improving the assessment of risk for imminent aggression in older adults in residential facilities

Source : Aggression and Violent Behavior.
Le comportement agressif des personnes âgées vivant en institution est courant et a des répercussions négatives sur les soignants, les autres résidents et parfois les visiteurs. Une condition préalable aux efforts de prévention des agressions est l’identification précise des personnes et des interactions à haut risque. À cette fin, il est essentiel d’élucider les signes avant-coureurs et de préciser les causes, les processus et les interactions à haut risque. Il a été démontré que des instruments structurés d’évaluation des risques améliorent la prédiction d’une agression imminente dans les établissements de soins de santé mentale en milieu hospitalier, et ces instruments ont été appliqués à diverses autres populations et à divers autres milieux ; toutefois, il existe peu de preuves de leur validité dans les populations d’adultes âgés. Cet article passe en revue la littérature qui a cherché à identifier les causes et les processus proximaux associés au comportement agressif chez les personnes âgées ; cela inclut la personnalité prémorbide, les troubles cognitifs, les troubles du langage, le fonctionnement social, la santé mentale, la dépendance fonctionnelle, les troubles sensoriels et la douleur. Étant donné que les causes et les processus proximaux conduisant à l’agressivité chez les personnes âgées semblent différer de manière subtile des patients hospitalisés pour des problèmes de santé mentale aigus, il est justifié d’examiner plus en détail (et éventuellement de modifier) les instruments d’évaluation des risques existants à utiliser chez les personnes âgées. Cet article identifie six facteurs susceptibles d’améliorer l’utilité et la validité prédictive lors de l’application des instruments d’évaluation des risques existants aux adultes âgés en établissement résidentiel : la confusion/désorientation, la résistance aux soins, le désengagement social, la peur, les symptômes de dépression et la douleur ou l’inconfort incontrôlé.