Association between working in awkward postures, in particular overhead work, and pain in the shoulder region in the context of the 2018 BIBB/BAuA Employment Survey

Source : BMC Musculoskeletal Disorders.
Les troubles musculo-squelettiques sont la principale cause de congé de maladie lié au travail et entraînent des coûts socio-économiques considérables. Avec le vieillissement de notre société et de nos employés, le problème s’aggrave et la prévention devient de plus en plus importante. Selon des études antérieures, l’exposition à des postures contraignantes, comme le travail au-dessus de la tête, est associée aux troubles musculo-squelettiques.

Ergonomic Injuries in Surgery: A Quiet but Pervasive Problem

Source : OR Management News, .
Les blessures liées au travail, notamment le long des vertèbres C5 à C7, sont fréquentes chez les chirurgiens. Une analyse réalisée en 2017 a révélé que la plupart des chirurgiens – jusqu’à 90 % – ressentent des douleurs dans le dos, le cou et les mains, et près de 28 % d’entre eux ont signalé une blessure ou une affection chronique. Une méta-analyse de 2018 a révélé que près de 70 % des 5 152 chirurgiens interrogés ont signalé des douleurs liées à l’opération, mais que seuls 29 % ont demandé des soins.

Développement d’un outil personnalisé d’aide à la décision en vue de minimiser les risques en manutention impliquant des postures symétriques et asymétriques

Source : IRSST
Les charges excessives imposées sur la colonne vertébrale lombaire constituent un facteur de risque important pour les maux de dos. La modélisation biomécanique de la colonne vertébrale est la seule approche non invasive permettant d’estimer ces charges, mais la complexité de ces modèles limite leur utilisation par des ergonomes. Pour aider ces derniers à identifier des situations à risque de blessures au dos, il existe des outils d’aide à la décision, par exemple l’équation de levage du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH). Ce genre d’outil a toutefois ses limites, puisqu’il ne calcule pas directement le chargement lombaire, mais fournit plutôt une estimation des poids limites qu’une population de travailleur peut soulever de manière sécuritaire. Pour combler cette lacune, une équipe de recherche financée par l’IRSST a développé et publié un outil personnalisé d’aide à la décision en vue de minimiser les risques en manutention lors de postures symétriques et asymétriques. Le modèle cinématique a été bonifié pour incorporer des variables personnalisées, comme le poids, la taille, l’âge et le sexe des sujets, offrant maintenant aux intervenants en SST des équations prédictives simples des forces de compression et de cisaillement sur la colonne vertébrale, permettant d’évaluer plus justement les risques encourus par les travailleurs en manutention.

Télétravail imposé : postures statiques prolongées et RPS

Source : La lettre d’information de l’INRS, novembre 2020.
La deuxième vague de la pandémie de Covid-19 est arrivée, nous obligeant à nous confiner une nouvelle fois. Pour tout salarié dont les missions le permettent, le télétravail redevient la norme. Le retour des postures inconfortables et prolongées doit s’accompagner de bonnes pratiques pour prévenir les risques auxquels elles les exposent. De plus, le travail à domicile favorisant l’isolement et la perméabilité entre vie professionnelle et vie privée, les risques psychosociaux guettent, eux aussi, les travailleurs.

Cervical spine joint loading with neck flexion

Source : Ergonomics.
La flexion cervicale de la colonne vertébrale est une posture courante pour ceux qui utilisent des ordinateurs, des tablettes et des téléphones intelligents. Par coïncidence, la flexion a été signalée comme un facteur de risque mécanique important pour le développement de douleurs chroniques au cou. Malheureusement, peu de travaux de modélisation ont tenté de quantifier les charges des articulations intervertébrales dans l’ensemble de la colonne cervicale en flexion, tout en tenant compte de l’activation musculaire. Le but de cette étude était de quantifier les forces de compression et de cisaillement dans le cou à 45 degrés de flexion par rapport au neutre. La flexion a multiplié par 1,6 la compression dans l’ensemble de la colonne cervicale par rapport à une position neutre. Dans la colonne cervicale supérieure, le cisaillement antéropostérieur a quadruplé par rapport au neutre.

Activity in neck-shoulder and lower arm muscles during computer and smartphone work

Source : International Journal of Industrial Ergonomics.
On constate de plus en plus de problèmes musculo-squelettiques liés au travail à l’aide de téléphones intelligents et une transition rapide vers des lieux de travail mobiles, où les téléphones intelligents sont des outils de travail essentiels. Le but de l’étude était de comparer l’activité musculaire pendant le travail à l’ordinateur avec le travail sur smartphone et de voir quels sont les effets possibles des recommandations ergonomiques pour l’utilisation des smartphones sur l’activité musculaire. Les auteurs ont constaté que l’activité dans le trapèze et l’extenseur du pouce est plus élevée dans le travail sur ordinateur que sur smartphone et concluent que passer d’un ordinateur à un smartphone pendant une journée de travail pourrait être bénéfique.