Prendre en charge les risques psychosociaux au travail

Source : Convergence SST, 2020.
Dans la dernière publication de Convergence SST, je vous invitais à sonder vos gens et à être à leur écoute pour mieux les accompagner, dans un contexte où la pandémie de COVID-19 avait forcé les employeurs à repenser l’organisation du travail. Ces changements ont généré stress, anxiété, insécurité… et ces sentiments risquent de perdurer, car le monde du travail continuera de se transformer. Mais souffrir au travail ne devrait jamais être une option!

Study links inadequate PPE, COVID-19 infection controls to worker mental health issues

Source : Safety & Health, 12/14/2020.
Les sentiments d’anxiété et de dépression étaient plus élevés chez les travailleurs dont les besoins perçus en matière d’équipement de protection individuelle et de contrôle des infections n’ont pas été satisfaits au cours des premiers mois de la pandémie COVID-19, selon les résultats d’une récente étude menée hors du Canada.

L’association entre le caractère adéquat perçu des procédures de contrôle des infections au travail et de l’équipement de protection personnel pour les symptômes de santé mentale. Un sondage transversal des travailleurs de la santé canadiens durant la pandémie COVID-19

Source : The Canadian Journal of Psychiatry, 9/21/2020.
Cette étude avait pour objectif d’examiner la relation entre le caractère adéquat perçu de l’équipement de protection personnel (EPP) et les procédures de contrôle des infections (PCI) en milieu de travail et les symptômes de santé mentale au sein d’un échantillon de travailleurs de la santé du Canada, dans le contexte de la pandémie COVID-19 en cours. Nos résultats suggèrent qu’un resserrement des stratégies de contrôle des infections par l’employeur a probablement des implications importantes pour les symptômes de santé mentale chez les travailleurs de la santé du Canada.

Le bruit dans les bureaux ouverts : comprendre pour agir

Source : Références en santé au travail.
Dans les bureaux ouverts, le bruit représente la première source de gêne pour les salariés. Afin d’évaluer cette nuisance, des mesures acoustiques, permettant d’objectiver les niveaux sonores ainsi que les indices de qualité acoustique du local (temps de réverbération, décroissance spatiale), sont indispensables, mais ne suffisent pas à expliquer à elles seules la gêne ressentie. Évaluer la gêne sonore, c’est non seulement prendre en compte les aspects physiques du bruit, mais également les aspects psychologiques, c’est-à-dire la façon dont ils sont perçus par les salariés. Le questionnaire Gêne Acoustique dans les Bureaux Ouverts (GABO) est un outil simple et rapide permettant de compléter les mesures physiques en évaluant l’environnement sonore des bureaux ouverts par la connaissance du ressenti et du bien-être des salariés.

Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS)

Source : Références en santé au travail.
Ce document appartient à une série publiée régulièrement dans la revue. Elle analyse les questionnaires utilisés dans les démarches de diagnostic et de prévention du stress et des risques psychosociaux au travail.

Work science: Reducing fatigue from rotating shift work

Source : WorkSafe Magazine.
Le travail par quart fait partie du travail des travailleurs de la santé, une nécessité pour fournir des soins continus aux patients 24 heures sur 24. Mais de nouvelles recherches, soutenues par une subvention WorkSafeBC Innovation at Work, mettent en lumière des méthodes permettant de réduire la fatigue et d’améliorer le sommeil des personnes qui travaillent par roulement.

Decline of Empathy after the First Internship: Towards a More Functional Empathy?

Source : Sante Mentale au Quebec.
La recherche a identifié un déclin d’empathie à mesure que les études en médecine progressent. Parmi les différentes hypothèses, une explication souvent évoquée est le premier contact avec les stages. Cette étude quasi expérimentale a été conçue pour examiner l’impact du premier stage chez les étudiants en médecine. Notre question de recherche était : « dans quelle mesure le premier stage peut diminuer les scores d’empathie de nos étudiants en médecine de 3e année » ? Nous avons mesuré l’empathie de 220 étudiants de 3e année en médecine avant et après leur premier stage (de 3 semaines) en médecine générale. En utilisant la méthodologie des enquêtes en ligne, nous avons recueilli des données sociodémographiques, d’empathie (Interpersonal Reactivity Index [IRI]) et de souhait de choix de carrière. Les analyses statistiques ont révélé une diminution légère, mais significative des sous-échelles « fantaisie », « intérêt empathique » et « détresse personnelle » de l’IRI. Ces résultats suggèrent un impact potentiel du premier stage sur les compétences empathiques. Le fait que le score des étudiants à la sous-échelle « détresse personnelle » (qui caractérise une difficulté à gérer les émotions) diminue est en réalité plutôt une bonne chose. Ces données soulèvent donc la question de la « fonction » de cette perte d’empathie. Le fait que ce score diminue après le premier stage pourrait indiquer un changement positif pour ces étudiants en médecine : vers une meilleure régulation émotionnelle et une empathie affective plus fonctionnelle.

Assessment of the Anxiety Level of Andalusian Podiatrists during the COVID-19 Pandemic: The Increase Phase

Source : Healthcare, 2020-12.
L’objectif de l’étude est d’évaluer dans un groupe de podologues, travaillant au niveau national, leurs connaissances, leur perception et leur degré d’anxiété liés à la pandémie COVID-19, grâce à l’utilisation d’un questionnaire spécifiquement développé à cet effet dans la phase initiale de la pandémie. Nous avons utilisé une étude descriptive transversale avec 302 participants, avec une technique d’échantillonnage intentionnel. Le degré de perception et de connaissance des podologues sur COVID-19 a été analysé ainsi que l’impact cognitif de la situation de confinement.

Stress, Burnout, and Low Self-Efficacy of Nursing Professionals: A Qualitative Inquiry

Source : Healthcare, 2020-12.
Les infirmières sont confrontées à un niveau élevé de stress et d’épuisement professionnel en raison de responsabilités surchargées, ce qui peut entraîner un faible niveau d’auto-efficacité. Du point de vue des professionnels des soins infirmiers, la recherche vise à comprendre quelles sont les sources de stress et d’épuisement professionnel qui réduiraient l’auto-efficacité et le ratio déséquilibré des patients et comment les professionnels des soins infirmiers décriraient leurs expériences, les sources de stress et d’épuisement professionnel et leur auto-efficacité.

Older Adults and the Mental Health Effects of COVID-19

Source : JAMA, 11/20/2020.
Ce point de vue résume les éléments qui suggèrent que, contre toute attente, les personnes âgées en tant que groupe pourraient être plus résistantes à l’anxiété, à la dépression et aux troubles de santé mentale liés au stress caractéristiques des populations plus jeunes pendant la phase initiale de la pandémie de COVID-19.